Tambouille pour écrivain

Journal d’écriture #1 – Changement de cap

Journal

Oui, oui, je sais.

Ça fait depuis novembre que j’ai rien publié sur mon blog. Et mon dernier article était si tristement terre à terre et pessimiste que j’ai presque eu envie de rire en le relisant.

Pour ma défense, mon hébergeur OVH avait aussi bloqué l’accès à mon propre site à cause d’une mystérieuse histoire de bases de données saturée. Et j’ai mis au moins six mois à m’en occuper.

Bon déjà, est-ce que vous ça va ? Vous faîtes quoi de votre vie ? Racontez-moi dans les commentaires ce qui se passe par chez vous.

De mon côté, j’ai eu envie de me lancer dans une petite série “Journal de bord”

Oui, parce que si j’ai été si absente, c’est aussi parce que mon année 2020-2021 a été très étrange. Comme pour beaucoup, ça a été compliqué avec les confinements, les vagues et les vagues. J’ai parfois eu l’impression de subir mon quotidien sans vraiment le vivre. Les mois sont passés et je les regardais faire, je croyais que j’étais inactive, mais en vrai, inconsciemment, ça bossait. Et j’ai beaucoup avancé.

Et je me sens beaucoup moins terre à terre et pessimiste 🙂

Se faire briser le cœur par sa maison d'édition

Au moins d’octobre et novembre 2020, je me suis attelée à un projet très cher à mon cœur. Relire, corriger et faire relire Ernestine.

Ernestine, c’est un texte (très) court de 20 000 mots qui raconte l’histoire d’Ernestine, une vieille et belle maison au bord de l’eau qui attend que ses petits locataires lui fassent un bébé. C’est un texte très cher à mon cœur et quand j’ai eu terminé de le corriger, que je l’ai fait relire (à Astrid, évidemment, QUI D’AUTRE ???) Je l’ai envoyé à mon éditrice en me disant, ça y est, j’ai enfin terminé Roman 2. Je vais enfin avoir une nouvelle publication et arrêter de me sentir comme une autrice ratée (sale état d’esprit à l’époque).

Et quelques semaines plus tard, mon éditrice m’a répondu en me disant qu’elle ne souhaitait pas publier Ernestine.

Et j’ai pleuré pendant une heure. Avec des vraies grosses larmes.

Mais je vous le raconte parce que c’est important. Que oui, j’ai été publiée dans une grande maison d’édition. Mais ce n’est pas pour ça que derrière, j’ai la certitude de gravir les échelons, de devenir une star, d’être publiée à chaque fois. Et je remercie sincèrement mon éditrice pour sa franchise et pour le temps qu’elle a pris pour me lire et me répondre. Mais j’avais le coeur brisé. Et cette nouvelle a été une énorme claque.

Et ça m’a permis de remettre en question

Se questionner pour de vrai

Là, j’ai fait le compte.

Depuis la publication des Contours de la mélancolie, j’avais énormément écrit.

Genre ÉNORMÉMENT.

Et rien de ce que j’avais écrit ne m’avait comblée. Tout ce que je faisais me paraissait à côté de la plaque. Pourtant, je produisais énormément.

Et je dois vous dire un truc, et c’est un peu perso.

En octobre 2020, j’ai commencé un traitement hormonal. Une sorte de pilule supposée stopper l’évolution de mon endométriose et me mettre sous ménopause artificielle.
Ce médicament m’a déconnectée de moi-même, m’a fait prendre dix kilos et m’a rendue complètement dépressive. En l’espace de six mois, je n’étais plus moi-même.
Et ce que j’écrivais, ce n’était pas moi.

Il a fallu que je me retrouve là, en surpoids, déprimée, ménopausée, autrice sans maison d’édition. Assise à mon bureau, devant un écran blanc, avec l’impression d’être à côté de moi-même.

Et j’ai décidé d’arrêter d’écrire ce que je croyais que je devais écrire et d’écrire ce que je voulais écrire.

Je me suis regardée dans un miroir et j’ai réalisé que j’avais toujours toujours toujours eu envie d’écrire des histoires d’amour. D’ailleurs Les Contours de la mélancolie est (selon mon opinion tout à fait objective !!!) une superbe histoire d’amour en Elena et Théo et j’en suis très fière. Alors, j’ai dit merci à tous mes gentils projets avortés et j’ai entamé la rédaction d’une romance.

Être honnête avec soi-même

Dans une très chouette vidéo de Jenna Moreci, j’ai trouvé un des enseignements les plus précieux de ma carrière d’autrice. Pour ceux qui ne le savent pas, j’idolâtre cette meuf. Elle pourrait faire une vidéo sur ses chaussettes sales que je la regarderais avec des paillettes dans les yeux.

Elle y dit quelque chose que j’avais besoin d’entendre.

Be real with yourself about what kind of stories you truly want to write. A lot of people are embarassed to embrace the content they love, but when they do, it completely untethers their creativity.

Soyez honnête avec vous-même sur le genre d’histoire que vous avez véritablement envie d’écrire. Beaucoup de gens sont gênés à l’idée d’assumer le contenu qu’ils adorent. Mais quand ils se lancent, ça débride complètement leur créativité !

Et en fait, c’est complètement ce qui s’est passé pour moi.

Déjà, j’ai arrêté mon traitement (pro tip pour celles qui souffrent d’endométriose superficielle et qui ne veulent pas se mettre sous hormones : allez voir une naturopathe. C’est en train de changer ma vie.) j’ai mis Taylor Swift à fond dans mon bureau et j’ai commencé à lire et à écrire de la romance.

Et là, ça s’est libéré. Des milliards d’idées se sont imposées à moi. J’ai réalisé qu’elles étaient là depuis des mois, à attendre que je les considère, mais j’étais trop occupée à me trouver nulle pour les voir.

J’aimerais vous dire combien je suis heureuse de mettre lancée là-dedans. Et combien je m’amuse. Ecrire des histoires d’amour, c’est pas si facile. Ecrire de jolies histoires non plus. Et j’ai réalisé que c’était ce que je voulais : écrire de jolies histoires parce que la vie est parfois super relou.

(J’ai aussi essayé d’écrire des scènes érotiques, et pfiouf, c’est pas une évidence ! Mais j’ai bien ri quand même) (et j’ai envoyé à toutes mes copines qui ont bien ri)

Se lancer

J’ai donc écrit une première romance que je suis en train de corriger. J’ai voulu m’appuyer sur un de mes tropes préférés qui est friends to lovers (amis à amants) parce que je trouve ce genre d’histoires TROP CHOUCHOU !!!

J’ai aussi fait très attention dans ce que j’écrivais à rester fidèle à mes principes : écrire des héroïnes intéressantes, avec des qualités et des défauts, faire des femmes de vraies personnes. Faire preuve de sororité entre mes personnages féminins, et surtout, j’ai mis un point d’honneur à exprimer le consentement de tout le monde. Parce que la culture du viol dans la fiction, c’est valider des comportements problématiques dans la vraie vie.

Et du coup, j’écris maintenant le livre compagnon de cette romance (trois livres sont prévus en tout + un spin off) (suis-je on fire or what?!) Je n’avais pas été aussi productive et créative depuis des années (depuis que j’ai écrit Les Contours de la mélancolie, en fait)

Et j’ai aussi pour projet de proposer ces romans en autoédition.

J’ai envie de tenter cette expérience différente dans le monde de l’édition et me donner la possibilité de faire tout de A à Z et de conserver mes droits d’auteurs.

C’est donc toute une aventure dans laquelle je me suis lancée et j’ai tellement hâte de vous partager tout ça 

Et vous, vous en êtes où de votre parcours ??

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